Il s’agit des variétés “Kom-sii”, “Wini-foni”, et “kom-kavinré”, particulièrement adaptées aux conditions climatiques extrêmes du Sahel, avec une tolérance accrue au stress hydrique et une précocité remarquable. Ce qui en fait des variétés idéales pour les agriculteurs confrontés à des sols appauvris et des pluies irrégulières.
À en croire le spécialiste, le développement de ces nouvelles variétés a débuté en 2020 avec le croisement des variétés de sorgho B35 et IRAT_204.
Et traditionnellement, la création d’une nouvelle variété prend 8 ans, mais grâce à un système d’irrigation innovant mise en place, le processus a été accéléré en seulement 2 ans de campagne agricole de 2020-2022 et 1 an de tests en laboratoire.
“Outre leur robustesse, les trois variétés se distinguent par leur double usage. Les feuilles restent vertes jusqu’à maturité, et constituent une ressource précieuse pour nourrir le bétail, particulièrement en période de sécheresse. En plus, ces variétés produisent un grain vitreux de haute qualité, idéal pour préparer des plats traditionnels comme le couscous et la bouillie”, confie Dr Ouedraogo Nofou à la référence africaine.
Il souligne que les premières évaluations montrent un potentiel de rendement élevé, bien supérieur à celui des variétés traditionnelles. Cela pourrait représenter une solution durable pour répondre à la demande croissante de céréales au Burkina Faso où le sorgho joue un rôle central dans l’alimentation.
Ces nouvelles variétés arrivent à un moment critique où les agriculteurs doivent s’adapter aux effets du changement climatique tout en augmentant leur productivité.