Elle a déjà semé à trois reprises le maïs cette saison agricole

Alors que le retard des pluies inquiète les acteurs du monde agricole dans plusieurs localités du sud du Togo, les petits producteurs de Tové Agbéssia (région des Plateaux) continuent de croire en la réussite de la campagne agricole en cours.

Malgré des conditions climatiques difficiles, leur résilience force l’admiration.

Habituellement, la première saison des pluies, appelée Ada en langue éwé parlée au sud Togo, commence dès le mois de mars, période où les semis sont lancés en vue des récoltes prévues pour Mai.

Cependant, cette année, les précipitations se sont fait attendre dans plusieurs localités de la région, notamment dans la zone de Kpalimé, mettant à rude épreuve les prévisions et les pratiques agricoles traditionnelles.

À Tové Agbéssia, les cultures pratiquées sont essentiellement vivrières : gombo, manioc, haricot, igname et maïs. Face au retard des pluies, les agriculteurs ont dû adapter leurs habitudes.

“Normalement en cette période-ci, on ne sème pas le maïs, mais nous l’avons semé quand même pour voir si nous pouvons récolter un peu pour pouvoir survivre”, confie Mme Améblépé Bata, agricultrice dans le village de Tové Agbéssia.

Cette année, les agriculteurs n’en sont pas à leur premier essai. À Tové Agbéssia, certains ont déjà semé à trois reprises, sans succès lors des deux premières tentatives.

Pourtant, l’espoir reste intact. Même en ce mois de Juin, les semis continuent, preuve de la détermination des agriculteurs face à une saison capricieuse.

Cette situation met en lumière les effets de plus en plus perceptibles des changements climatiques sur l’agriculture togolaise, particulièrement dans les zones dépendantes des pluies saisonnières.

Elle souligne également l’urgence de mettre à la disposition des agriculteurs des moyens d’adaptation, tels que des semences améliorées, des systèmes d’irrigation et un meilleur accompagnement technique.

Malgré l’incertitude, les petits producteurs en zones rurales font preuve d’un optimisme à toute épreuve. Leur ténacité incarne l’espoir d’une agriculture résiliente, capable de faire face aux aléas climatiques de plus en plus fréquents.

Leave a Comment