Le village Bouladè dans la préfecture d’Assoli (région de Kara) reste une zone de forte production de maïs. Le climat et la qualité du sol offrent des conditions idéales à cette culture qui est d’ailleurs, la plus répandue dans le milieu.
Pour les producteurs locaux comme Kazimna Kossi, cultiver du maïs sur de grandes superficies est un choix stratégique mais aussi culturel.
“Le maïs, c’est une céréale qui se décline sous de multiples formes dans nos repas quotidiens. Du coup, nous n’avons pas intérêt à baisser les bras pour cette culture. Surtout dans notre zone, c’est la production du maïs qui est notre particularité. Et par le passé, nous avons eu des grands producteurs de maïs sur des dizaines d’hectares”, confie Kazimna Kossi, grand producteur de la zone.
“Je produis actuellement le maïs sur 3 hectares et 1 hectare de soja. Nous ne misons pas trop sur le soja parce que nous avons un souci avec les métayers surtout quand il s’agit de l’égrenage. Les machines pour le soja n’abondent pas alors que si les récoltes sont faites, il faudra vite faire l’égrenage et le mettre dans les sacs pour le stockage afin de réduire les pourritures ou moisissures”, ajoute-t-il.
Selon lui, même si le maïs reste au cœur de leur identité agricole, il va falloir aussi diversifier avec une culture pas trop exigeante comme le soja.
Mais pour que le soja prenne sa place poursuit-il, il est nécessaire d’investir dans la mécanisation adaptée. C’est à ce prix qu’ils pourront diversifier leurs productions, réduire les pertes post-récolte, et renforcer leur résilience face aux aléas.